•  

    Sommaire


    TOME 1

     

    JD * Chapitre 1Chapitre 2Chapitre 3Chapitre 4Chapitre 5

    Chapitre 6 * Chapitre 7Chapitre 8 * Chapitre 9 Chapitre 10

    Chapitre 11 * Chapitre 12Chapitre 13 * Chapitre 14Chapitre 15

    Chapitre 16 * Chapitre 17Chapitre 18Chapitre 19Chapitre 20

    Chapitre 21 * Chapitre 22

     

     

    TOME 2

     

    Chapitre 1 * Chapitre 2 * Chapitre 3 * Chapitre 4 * Chapitre 5 *

    Chapitre 6 * Chapitre 7 * Chapitre 8 * Chapitre 9 * Chapitre 10 *

     

    /!\ Informations /!\ 

     

     

    Dans le cours de l'histoire, certains passages, mots ou images sont classés +18 ans, suggestifs, mais en aucun cas à caractère pornographique.  Une phrase d'alerte sera mise en haut du chapitre quand celui-ci sera suggestif. 

    Le langage des personnages est cru, surtout avec les Bikers. Si vous n'aimez pas ce langage, alors inutile de lire, je ne me suis pas censurée. 

    Les personnages des Bikers sont américains.

     

    La parution des chapitres se fera automatiquement le lundi. Bonne lecture :)

     

    Mon autre histoire  Envole toi  dans un tout autre registre mais passionnant :)  

     


    2 commentaires
  • Je n'en pouvais plus de toute cette clique, ça faisait déjà six mois que j'étais enfermé dans l'entrepôt du clan des Red Demon. Je ne peux pas dire que je m'y ennuie, ce serait mentir, ici, c'est la fête tous les soirs, l'alcool coule à flots, les joints aussi, parfois la coke, mais ça, je ne m'y risque pas, on en devient vite dépendant, sans oublier les femmes, le genre de femmes qui se partagent entre hommes. 

    Ce serait mentir si je disais que je n'ai pas eu recours à ces filles, quand elles s'approchent et me font du rentre-dedans, généralement, on finit dans la chambre qui m'est attribué. Le président Blake, le boss du clan, m'avait fait venir pour une histoire de ventes de cocaïne, ce n'est pas ma tasse de thé, moi, je touche pas à cette merde, je préfère m'occuper des motos, sentir l'huile moteur, la gomme des pneus, l'échappement, ça, c'était mon truc, mais la coke, non. Sauf, que quand le boss appelle, il faut se déplacer. Dans le clan, nous sommes une famille et dans une famille, on s'entraide. 

    Liath, mon meilleur pote, avait eu maille à partir avec un autre clan qui vendait de la coke à nos ados. Il est capable de s'en sortir tout seul, mais cinq contre un, il n'a pas pu. Quand Blake m'a annoncé que Liath était à l'hosto gravement blessé, j'ai enfourché mon bébé et je suis venu à Willow Creek. De ma maison de Huntington Beach à Willow Creek, il fallait compter une journée de route sans s'arrêter, avaler 1100 km en une journée trop peu pour moi, je préférais m'arrêter dans un motel en bord de route. 

    JD

    Pour l'instant, je suis assis dans l'espace salon, en train de fumer une clope en attendant que le boss me donne l'autorisation de rentrer chez moi. Il me tarde de retrouver ma mère et surtout mon chien. Liath était sorti de l'hôpital et venait avec moi, histoire de se faire oublier. Pour l'instant, il était très occupé avec une des filles du club, Layla, j'espérais juste qu'il ne se la tape pas ici devant moi. 

    - Tu veux une bière ou un truc du genre ? Me demande Mixie, la fille que j'invite de temps en temps dans mon lit.

    - Non, je n'ai pas soif. T'as vu Blake ? 

    - Il est occupé en haut avec une fille, me répond-elle. Tu veux qu'on monte, je te sens stressée, je pourrais te détendre avec ma bouche.

    Je la regarde, c'est une belle femme, c'est vrai qu'elle est bandante, et je connais ses qualités sexuelles. Mais là, j'aimerais juste rentrer chez moi, m'isoler et surtout avoir du silence. Je lui fais signe de la main pour qu'elle aille voir ailleurs. Elle se lève en soupirant et s'en va. 

    - Liath, t'as bientôt fini ? Demandais-je quand il passa sa main sous la jupe de sa meuf. 

    - Fait pas chier JD, va baiser avec Mixie et fout moi la paix.

    - Toi dégages dans une chambre, on n'a pas besoin de vous voir copuler.

    JD

    Il balance Layla sur son épaule et part en direction de l'étage. J'écrase ma quatrième clope et me vautre dans le canapé. Mixie revient à la charge, elle me chevauche et pose sa bouche sur la mienne. 
    Je la repousse sur le côté du canapé.

    - Va chercher Blake, femme et apporte moi une Leffe, lui lançais-je rudement.

    - Va te faire foutre JD, me lance-t-elle furieuse en partant à l'étage.

    Je m'allume une énième clope et me lève me chercher une bière dans le bar. J'en ai ma claque d'être ici. J'aime bien mes potes, mais à petites doses et là, la dose est trop longue. 
    À bientôt trente-cinq ans, j'aimerais me poser et pourquoi pas envisager d'avoir des moutards. Sauf que les filles du club, ne sont pas des filles à marier et encore moins des filles à engrosser. 

    Ce n'est pas la vie que j'ai choisi, j'ai suivi Liath dans son délire. Amoureux des deux-roues, j'ai accepté de l'accompagner quand il a voulu intégrer le club, nous avions à peine dix-huit ans. 
    Mon vieux est mort alors que j'avais seize ans, il était violent, surtout avec ma mère, puis un jour alors qu'il me battait tellement fort que j'en avais perdu connaissance, ma mère lui a tiré dessus, une balle dans la tête. 

    Quand je me suis réveillé à l'hosto, Liath était à mes côtés, il m'a appris que mon vieux était mort et que ma mère sortait de taule, elle avait été relâché pour légitime défense. Faut dire que malgré les plaintes qu'elle déposait, le vieux s'en sortait toujours, sauf cette fois-là. 

    - J'espère que c'est important JD, parce que tu viens de m'interrompre au plus mauvais moment, me lance Blake en se posant derrière le bar. 

    - Je voulais savoir si tu avais encore besoin de moi Blake.

    - Tu veux partir, c'est ça ? Tu n'es pas bien ici ? 

    - Il est temps pour moi de partir.

    - Et si j'ai besoin ? 

    - Tu m'appelles et j'arrive, comme d'hab. 

    JD

    Il me fait un signe de la tête et commence à partir, quand je l'interpelle.

    - Blake ! J'emmène Liath avec moi.

    Ce n'était pas une demande, juste un affirmation et vu le ton sur lequel je l'avais dit, Blake a bien compris que c'était comme ça et pas autrement.

    - À plus mec, me dit-il en remontant à l'étage. 

    Je rejoins la chambre de Liath et je le bouge pour qu'on puisse partir au plus vite. La route étant longue, je savais qu'on devrait s'arrêter pour dormir dans un motel. Le temps de faire mon sac et que Liath dise au revoir à sa gonzesse, la journée était déjà bien entamé. 

    Nous nous sommes arrêtés en début de soirée en plein milieu de désert, dans un motel en bord de route. L'établissement était tenu par des Mexicains, sommaire mais propre. 
    Après avoir réservé deux chambres, nous nous sommes retrouvés au restaurant. J'avais vraiment la dalle. La bouffe était super bonne, la viande un délice, rien à voir avec les semelles que préparaient le cuistot du club. 

    JD

    Avant d'aller au pieu, j'ai bien dit à Liath que nous partirions tôt et qu'il était hors de question qui parte à la chasse, il avait pris sa dose pour un bon mois avec sa meuf de Willow Creek. Autant dire qu'il n'était pas super content, mais je m'en foutais. Je voulais rentrer le plus tôt possible et voir ma mère et mon chien avant la tombée de la nuit. 

    Les chambres étaient peu meublées, bon en même temps, c'est un motel pas un palace. Le lit avait l'air confortable et les proprios avaient même mis une glacière. Le must en matière de motel. 
    J'ai pris une douche vite fait et je me suis couché. Épuisé, je me suis endormi aussitôt la tête posée sur l'oreiller.

    À trois heures du matin, un rafus pas possible m'a réveillé. J'entendais des mecs se bastonner puis la voix de Liath m'a fait me sortir du lit. Je me suis précipité dehors et je l'ai arrêté avant qu'il ne défonce le pauvre serveur du motel. 

    JD

    - LIATH ! Lâche-le toute de suite où je te défonce. 

    - Quoi, c'est lui qui m'a cherché, me répondit mon pote.

    - Lâche-le, répondis-je les dents et les poings serrés. Mais putain, tu ne peux pas rester tranquille deux minutes bordel ! 

    J'ai pris Liath par le col de ton tee-shirt et j'ai fait signe au serveur de partir. Il serait bon pour avoir un cocard le lendemain, mais au moins, il était en vie. 

    - Toi, tu viens dormir dans ma chambre.

    - Ça va pas, je suis pas un môme.

    - Tu crois ! Je ne te laisse pas le choix, j'ai besoin de dormir tranquille, dans ma chambre où je te fais regretter de m'avoir sorti du lit.

    Comme il me connaissait bien, il entra dans ma chambre et se jeta, tout habillé sur le lit. Je ferme la chambre à clé et je me recouche. Avant d'éteindre la lumière, je le fixe et je lui dis.

    - Ne t'avise pas de me prendre pour ta meuf dans la nuit, sinon, je te castre, pigé ! 

    Je ne lui laisse pas le temps de répondre, de toute façon, je n'attendais pas de réponse. J'éteins la lumière et je ferme les yeux, tentant de me rendormir. Putain, la nuit va être courte. 


    5 commentaires
  • J'ai deux passions dans la vie, mon chat et l'écriture. Sortie de l'université, je me suis trouvée une petite maison en location à Huntington Beach, sur la côte californienne. J'aime bien me promener sur la plage, ça me donne de la matière pour mes écritures. 

    Quand j'ai cherché un endroit où vivre, l'agence m'a parlé de cette maison, bien que située à côté d'une maison abandonnée sans vraiment l'être, j'ai tout de suite signé le bail. La femme de l'agence m'a dit que la maison n'était pas abandonnée, mais que le propriétaire y venait rarement. Je sais que c'est un biker et qu'il parcourt les routes quasiment toute l'année. 

    J'ai installé mon bureau dans la véranda, rien ne vaut la lumière naturelle pour écrire mes articles. Le journal de la ville m'avait embauché en freelance pour écrire différents articles et surtout pour répondre au courrier du cœur. Au début, je n'étais pas vraiment pour, seulement âgée de 24 ans, je n'y connaissais pas grand chose en amour. 

    Chapitre 1

    La seule relation que j'avais eue, c'était avec un étudiant, il était joueur de football et moi, je restais des journées entières à la bibliothèque. Tandis que les pom-poms girls me traitaient de binoclarde, moi, j'étudiais, et lui venait me rejoindre en cachette. Quand je m'en suis rendu compte, j'ai tout de suite arrêtée notre relation. Je ne suis pas très fute-fute, mais s'il avait honte de moi autant qu'il aille voir ailleurs. 

    Alors que je finissais mon chapitre, ma mère m'appelle. J'hésite entre lui répondre et la basculer sur la messagerie, mais comme je la connais, elle va me polluer jusqu'à ce que je réponde. 

    - Bonjour maman.

    - Ah Téora, ça fait deux jours que j'essaie de te joindre, quelle idée de partir si loin de la maison. 

    Je soupire, c'est le genre de discussion qui peut durer des heures.

    Chapitre 1

    - Je n'ai pas changé de continent maman, juste d'état. Et en avion, je mets à peine sept heures. 

    - Téora Scott ! Tu viens de soupirer là, je n'ai pas rêvé ! S'écrit-elle au bout de la ligne. 

    - Maman, j'ai 24 ans, je soupire si j'ai envie de soupirer. 

    - Je sais, soupire-t-elle à son tour, mais tu seras toujours mon bébé, et je m'inquiéterais toujours pour toi. 

    - Je vais bien, j'aime mon travail et ma maison. C'est vrai que vous me manquez, papa et toi, mais je vais bien. 

    - Tu nous manques aussi chérie. Je dois te laisser, ton père m'attend dans la voiture. Je t'embrasse fort chérie, je t'aime.

    - Je t'aime aussi maman.

    Elle raccrocha aussi vite qu'elle décroche son téléphone. Je regarde Lotus, ma superbe chatte aux deux visages et je lui caresse le ventre. 

    - Tu as faim ma belle. 

    Je me lève et je vais lui servir des croquettes. À part manger et dormir, elle ne fait pas grand chose de ses journées. Parfois, j'aurais aimé être un chat. 

    Je fais un brin de ménage, et vais laver mon linge. Journée ennuyante et continuelle, chaque jour, c'est la même chose. Le plus dur, c'est de n'avoir personne à qui parler, à part ma Lotus ou encore quand je vais en ville, mais je sors rarement, je suis plutôt du genre solitaire. 

    Alors que je mettais mon linge à sécher sur le fil, j'ai entendu un bruit de ce qui me semble une moto, mais vu le bruit assourdissant, je pencherais plutôt pour plusieurs motos. Je rentre par la véranda et je vais regarder par la fenêtre de mon salon. Je me cache derrière les rideaux pour que l'on ne me voie pas espionner. Deux hommes descendent de leurs engins, un brun et un blond. Mon voisin est de retour.

    Chapitre 1

    Lotus m'a suivi, elle se pose sur l'accoudoir du canapé et regarde, elle aussi vers les engins. Je continue d'espionner et me pose un millier de questions. Mais la première, c'est suis-je en sécurité dans ce coin perdu de la ville. 

    En choisissant ce coin reculé, j'y avais vu l'occasion d'écrire mon roman en toute tranquillité, mais maintenant me savoir seule avec deux hommes qui paraissent être plus des gangsters que des bodyguards me fait un peu peur.

    - Tu crois qu'on sera en sécurité Lotus, demandais-je à ma chatte. 

    Je deviens folle, je me mets à parler à mon chat comme une vieille fille. Je lui caresse la tête, elle se met à ronronner et se vautre sur le divan pour y dormir. 

    - En tout cas, ce n'est pas toi qui vas me défendre, lançais-je en repartant dans la véranda. 

    Je m'installe à mon bureau, j'ouvre mon logiciel Word et je commence à écrire. Je n'ai pas encore de titre, juste des mots qui se bousculent dans ma tête. Je couche mes idées sur des posts-it pour ne rien oublier et fait quelques recherches sur internet.

    Alors que je pensais pouvoir écrire tranquille, et bien non. Après le boucan qu'on fait les voisins avec leurs motos, voilà qu'ils ont mis la musique à fond. Un genre de hard rock, le truc qui fait éclater les tympans. Je ferme mon pc de colère, prend mon tapis de yoga et pars pour la plage. 

     

    ***

    Alors que je revenais de chez ma mère, pour récupérer Nasko, mon chien, je l'ai vu sur la plage. Ma mère m'avait dit que c'était une jeune femme qui louait son ancienne maison. Qu'elle était réservée et qu'elle sortait que très rarement en ville. Une femme solitaire et indépendante. Nul doute que notre arrivée ne lui a pas vraiment plus et vu les décibels sortant de la chaine Hi-fi que Liath a allumée, je comprends pourquoi elle est venue se réfugier sur la plage.  

    Chapitre 1

    Je voulais faire courir mon paresseux de chien, mais finalement, je décide de laisser Barbie faire sa gym. Je claque des doigts pour faire comprendre à Nasko de me suivre et je rentre à la maison. 
    J'apprécie vraiment de revenir à la maison, même si elle a besoin d'un bon nettoyage et d'un ravalement de façade. Revoir ma mère, qui est de plus en plus fatiguée dû à l'âge, m'a apporté du bien-être, celui de se sentir aimer et surtout pas jugé. Même quand j'ai passé un an en taule pour détention de drogue, elle m'a soutenu. 

    Alors que j'arrive devant la maison, Metallica sort par les fenêtres. Liath a mis tellement fort que toute la ville entend la musique à n'en pas douter. 

    - Putain, ça va être l'horreur avec lui, marmonnais-je à Nasko qui me suit comme son ombre.

    Chapitre 1

    Je me demande ce qui m'a pris de l'emmener avec moi. Je gratte la tête de mon chien et je rentre dans la maison. 

    - LIATH ! Tu te crois où putain, tu peux pas baisser la musique ! Criais-je à peine, j'étais entré.

    Et là, j'en reste sans voix. Liath est en train de caresser un chien, sortit de chez pas d'où et dans un état lamentable. 

    - C'EST QUOI ÇA ? Hurlais-je en m'adressant à Liath.

    Il hausse les épaules et me répond tranquillement, ce qui me fait bondir de l'intérieur.

    - Un chien qui était derrière la maison, il m'adore, je vais le garder.

    - Mais tu peux pas garder un chien ici.

    - Et pourquoi pas ? Il est abandonné ça se voit, pas de collier, pas de tatouage et crasseux, en plus, il est affamé. Me lance-t-il en levant les sourcils. 

    Je me penche vers l'animal, c'est vrai qu'il est en piteux état. 

    - Liath, c'est pas un chien, lançais-je en me relevant.

    - Et c'est quoi ? Une vache peut-être.

    - Ta gueule, c'est une chienne du con. Et une chienne ici avec mon chien, ça va être une horreur quand elle aura ses chaleurs. 

    - Je gérerais, me dit-il, aller vient avec moi toi, tu vas prendre un bain. 

    Chapitre 1

    Il emmène la chienne dans ma salle de bain, je tente de l'arrêter, mais c'est déjà trop tard.

    - Tu vas pas laver le clebs dans ma baignoire !

    - Ben si, où veux-tu que je la lave ? 

    - Dehors, au jet. En plus, elle est plein de puce. 

    - Tu vas m'aider au lieu de faire la gueule, me lance Liath en me jetant un regard par-dessus son épaule. 

    - Certainement, pas, dis-je en repartant, et n'oublie pas de nettoyer ma baignoire ou je t'éclate la tronche dedans. 

    Je retourne dans le salon et me vautre sur le canapé. La poussière s'en échappe sous mon poids faisant éternuer Nasko. Je souris et me dis que dès demain, je vais commencer à rénover la maison et acheter des niches pour les chiens. 

    Je regarde le plafond et repense à la Barbie de la plage. Bien foutue, les formes là où il faut et je l'imagine déjà dans mon lit, sauf qu'elle est inaccessible, pas du tout le genre de meuf que j'ai l'habitude de baiser. Mais les habitudes ça ce change et il ne faut jamais dire jamais.


    10 commentaires
  • JD

    J'avais toujours le regard perdu, une petite sieste serait la bienvenue, mais j'avais tellement de choses à faire. Je ferme les yeux juste un peu et me détends. J'entends Liath qui parle à sa nouvelle chienne, celle-ci arrive dans le salon, toute propre. Liath lui a mis un bandana autour du cou, la chienne a retrouvé le blanc de son pelage. 

    - N'oublie pas de nettoyer la baignoire, lançais-je à Liath.

    - T'inquiètes frérot, je l'ai lavé.

    Tout d'un coup, on entend un hurlement dehors, le cri de terreur d'une femme. On se regarde et nous courrons tous les deux à l'extérieur. On ne voit personne. On regarde du côté de la plage, mais rien. Quand un deuxième hurlement déchire le silence du quartier, je sais d'où il vient. C'est la voisine.

    Chapitre 2

    Je cours vers chez elle et je la trouve assise par terre, Nasko à ses côtés. 

    - Vite, me lance-t-elle en me voyant courir vers elle, il va me mordre.

    Je siffle mon chien et lui montre la direction de la maison.

    - Au panier Nasko ! 

    Le chien regarde ma voisine et me regarde avant de partir vers la maison. Liath repart vers la maison et appelle sa chienne. « Neige » quel nom ridicule. 

    - Vous n'avez rien ? Demandais-je à la voisine.

    - C'EST VOTRE CHIEN ? Hurle-t-elle quand je m'approche.

    - Ouais.

    - Vous devriez l'attacher, il est méchant.

    - Mon chien n'est pas méchant.

    La situation pourrait être amusante, en fait, elle l'est. Barbie est toujours assise par terre et me crie dessus. C'est qu'elle a du caractère la petite, et ça me plait. Je m'approche encore plus d'elle et lui tend mes mains pour la relever.

    Chapitre 2

    Après une hésitation, elle me les prend et se relève. 

    - Avant que vous me preniez la tête Barbie, nous avons deux chiens et au risque de subir vos foudres, nous allons faire des travaux et ça risque de faire du bruit, beaucoup de bruit.

    Elle me regarde sidérer.

    - Comment m'avez-vous appelé ? Siffle-t-elle entre ses dents.

    - Barbie, répondis-je avec un sourire devant sa mine choquée. 

    De choquer, elle devient vite en colère, et la colère lui va à ravir. J'attends, je l'imagine taper du pied et me mettre des petits coups de poing sur la poitrine. Je m'avance et elle recule. 

    - Je vous interdis de m'appeler ainsi, me lance-t-elle en appuyant son index sur mon torse. 

    Elle ne s'en rend pas compte, mais elle m'excite quand elle est en colère. Tempérament de feu dans un corps de Barbie. 

    - Hou ! Mais c'est qu'elle mordrait la p'tite, lançais-je amusé. Entre mon chien et toi, je dirais que tu es plus fougueuse que lui.

    - Et je vous interdis de me tutoyer, on n'a pas élevé les cochons ensemble à ce que je sache. 

    - Non ça c'est clair poupée, parce que si tu m'appartenais, tu la fermerais. 

    Alors qu'elle tente de lever la main pour me gifler, je lui attrape les poignets et les tiens fermement. 

    Chapitre 2

    - N'y penses même pas Barbie, sifflais-je.

    - Lâchez-moi, murmure-t-elle soudain apeuré. 

    Une forte envie de l'embrasser me prend, mais je la lâche et la regarde retourner chez elle. Je reste comme un con sur son allée. Elle se retourne, me fixe du regard et claque la porte. Une chose est sure, c'est que tôt ou tard, elle finira dans mes draps. 

    Je retourne chez moi, Liath joue avec sa chienne dans le jardin, je l'appelle et lui demande de m'aider à nettoyer la baraque. 

    - Je suis pas une bonniche, me lance-t-il.

    - Ta gueule et vient m'aider. 

    J'ai un besoin urgent de me défouler sur quelqu'un ou quelque chose et nettoyer la maison fera l'affaire. Je prends les coussins du canapé et les balances par la fenêtre, ensuite, je soulève le canapé et le traîne dehors. Liath vient me rejoindre et prend l'autre bout, à deux, c'est beaucoup plus facile.

    - On peut savoir ce qui t'a mis dans cet état.

    - Rien, marmonnais-je.

    Je retourne dans la maison pour sortir la table de salon, Liath sur mes talons. 

    -C'est la p'tite c'est ça ? Tu veux la sauter et elle veut pas. Je vais peut-être tenter ma chance alors, me lance-t-il amusé.

    Une forte envie de lui ôter son sourire de connard de sa tronche me prend, mais comme je ne veux pas perdre mon ami, je préfère changer de tactique.

    Chapitre 2

    - T'as des nouvelles de Layla ? 

    Son sourire se fige, JD 1 – Liath 0 . Layla s'est sa copine, bon un peu plus que sa copine vu que c'est sa favorite au club. Tout le monde le sait et personne ne tente sa chance avec elle. 

    - Tu veux faire quoi ici ? Me demande-t-il pour changer de conversation.

    - On enlève tout, la tapisserie, la cheminée, les plinthes et les portes.

    Liath me regarde comme si j'étais un extra-terrestre. 

    - T'es sûr que tu veux pas plutôt boucher les trous ? 

    - Nan, je veux tout refaire, j'en ai marre de vivre dans la merde.

    - Okay ! Ben, on n'a pas fini alors ! 

    - Faudrait déjà qu'on commence, lui dis-je en tirant la tapisserie déchirée et moisi. Demain j'irais chez Jo commander du matos. 

    Nous avons passé le reste de la journée à remettre à nue le salon, le bardage qui se trouvait derrière la tapisserie était sain et le parquet était potable. 
    Liath avait été cherché le pack de bière, une petite pause s'imposait avant de ranger l'extérieur, je m'allume une clope, tire deux taffes et soupire de plaisir. 

    - Tu vas mettre quoi sur les murs ? Me demande Liath.

    - Surement du placo et de la peinture. 

    Il regarde la pièce en réfléchissant.

    Chapitre 2

    - Je verrais bien du noir ou du gris, une couleur d'homme quoi.

    - Hors, de question de mettre du noir, on est des bikers pas des gothiques.

    - Et pourquoi pas du béton et des briques sur un mur.

    Pas con quand il se met à réfléchir.

    - Ouais, ça le ferait bien, affirmais-je. 

    - On pourrait recouvrir le parquet par des dalles de béton aussi, plus pratique à nettoyer que le parquet. 

    - J'avais pensé à ouvrir une baie vitrée à la place de la fenêtre. 

    Il garde le silence, j'imagine qu'il réfléchit à mon idée.

    - Tu ne comptes pas retourner à Willow hein.

    - Nan, c'est fini pour moi tout ça, j'ai trente-cinq ans, bientôt trente-six et j'aimerais me poser.

    - Tu vas faire venir Mixie ? 

    - Non, Mixie, c'était ma vie d'avant. 

    Je ne vois pas du tout faire ma vie avec elle, c'est une fille du club, ce qui veut dire que je ne suis pas le seul à la baiser, et moi, j'aimerais une fille comme Barbie par exemple. 

    - Tu veux faire quoi ce soir ? Me demande Liath en se mettant face à moi.

    - Je sais pas, j'hésite entre casser le mur pour faire la baie ou fumer un joint et m'abrutir d'alcool. 

    - Mouais, on peut aussi aller traîner chez Gina et peut-être se faire une ou deux gonzesses. 

    - Ouais, on pourrait aussi faire ça, lui répondis-je en souriant. Je file sous la douche, on se retrouve en bas dans quarante minutes.

    Je le regarde monter en quatrième vitesse et pars dans ma salle de bain. Je ne le suis pas pour les filles, mais sortir un peu me fera le plus grand bien. 


    12 commentaires
  • Même journée...
    Téora

    Un peu sur les nerfs suite à ma dispute avec mon voisin et le bruit qu'ils faisaient, j'ai décidé d'aller travailler au journal. Valait mieux le bruit du bureau et le papotage des journalistes que d'entendre les coups de marteau. En plus, je n'osais pas sortir. En allant chercher mon courrier, j'ai regardé le nom de mon voisin sur sa boite aux lettres. Il l'avait mis récemment parce que je n'avais rien vu avant. Jay Douglas. Et bien, je peux dire, qu'il a très mauvais caractère et s'il croit que parce qu'il a une belle gueule, toutes les filles tombent à ses genoux, il fait fausse route, je ne suis pas ce genre de fille. 

    Chapitre 3

    Le Range Rover de mon patron est garé devant l'immeuble, moi qui pensais ne pas le croiser, c'est foutu. C'est le genre très entreprenant, j'ai beau lui dire que je préfère garder un rapport patron employé, rien à faire, dès qu'il me croise, il tente sa chance. Ce qui me dégoûte le plus, ce sont ses mains baladeuses. 

    Alors que je m’apprête à monter à l'étage des rédacteurs, je jette un œil à son bureau. Par chance, il est en rendez-vous, je ne m'attarde pas et je rejoins mon bureau. Si j'avais su qu'il serait ici, je serais restée à la maison et j'aurais mis des boules quies. 

    Je salue mes collègues et plus particulièrement mon amie Mia. Elle me dit que le boss était monté et qu'il allait partir après son rendez-vous, une chance, il ne remontera pas, sauf s'il voit ma voiture. J'aurais dû me garer ailleurs que devant le journal. 

    Je rejoins mon espace de travail, en fait, nous avons chacun un box dans la même salle, parfois, c'est le brouhaha, mais dés l'après-midi comme aujourd'hui fin de semaine, beaucoup sont déjà en week-end. Je passe une heure à finir mon article et je mets ma clé USB pour continuer mon roman. 

    Chapitre 3

    Mon chapitre enfin terminé, je regarde par la fenêtre, le Range Rover est parti, ce qui veut dire que le boss n'est plus là. Je rejoins mon amie pour discuter un peu. Alors que j'arrive, elle éteint son pc. 

    - Téo ça te dirait de venir faire la fête avec moi ce soir ? 

    - Je ne sais pas Mia, je pensais plutôt prendre un bon bain. Et elle est où cette fête ? 

    - Chez Gina, tu sais le bar à côté du journal. Le vendredi soir, y a un DJ, on pourra danser toute la nuit. 

    - Faudrait que je rentre à la maison me changer.

    - Mais non, tu es bien comme ça, on mange un morceau sur le port et ensuite, on va danser. Tu vas voir, on va bien s'amuser.

    - Je vais déposer les articles à l'imprimeur et je reviens te chercher.

    Avant que je ne réponde, elle était déjà partie. Je retourne à mon bureau et je réponds aux différents mails que j'ai reçu. Comme j'ai encore du temps, je regarde dans les archives du journal. En tapant, Jay Douglas, je tombe sur un article. Il a été arrêté, il y a cinq ans pour possession de drogue, il a été jugé coupable et a fait douze mois de prison. Ça ne m'étonne pas, c'est bien son genre. Alors que je voulais approfondir, Mia revient à son bureau. Je lève la tête quand elle m'appelle. 

    - Téo, je dois corriger l'article de Déborah, j'en ai pour une minute. 

    - Prends ton temps ma belle, je regarde un truc sur internet. 

    Je continue de lire, l'article en question. Bien qu'il est plaidé non coupable, la police du comté a affirmé avoir trouvé un sachet de cocaïne dans le coffre de sa voiture. Mia m'appelle, j'éteins mon ordinateur, range mes papiers et je pars la rejoindre à son box.

    Chapitre 3

    - Prête ? Me demande-t-elle.

    - Oui. 

    - Cool, aller, on s'en va avant qu'on me demande du boulot supplémentaire. 

    Nous sortons toutes les deux, et nous nous dirigeons sur le port. Nous prenons chacune un sandwich au homard et nous nous installons sur une table pour manger tranquillement. 

    Mia, c'est la seule personne avec qui j'ai lié une amitié sincère depuis que j'ai emménagé ici. Assistante de direction, elle m'a tout de suite mis à l'aise au journal et surtout elle m'a dit de me méfier du boss comme la peste. Je n'avais pas compris au début, il paraissait sympa, j'ai vite compris. C'est une des raisons qui ont fait que j'ai préféré travailler de chez moi plutôt que d'être ici. Je n'y viens que deux fois par semaine, et c'est déjà trop. 

    - Alors comment ça se passe avec ton voisin ? Il paraît qu'il est de retour en ville. 

    - Ouais, il est de retour. Dis-je simplement. 

    - Il est craquant, pas mon genre, mais craquant. Par contre son ami Liath, lui, c'est mon genre, mais il ne me regarde même pas. 

    - C'est aussi bien Mia, ils ne sont pas pour nous, ce sont des rebelles.

    Chapitre 3

    Elle me sourit, le genre de sourire qui en dit long. Pas de doute, elle est attirée par les bikers. Moi, j'ai un peu de mal avec leur façon de parler et surtout de mon voisin qui m'a appelé « Barbie », je ne suis pas aussi superficielle qu'il le pense et loin d'être comme une poupée Barbie. 

    Alors que j'hésite à rentrer à la maison m'occuper de Lotus, Mia me prend la main et me fait me lever de la table. 

    - Aller, on y va avant qu'il n'y ait trop de monde. 

    Elle me traîne jusque devant le bar. Quand on rentre, on sent tout de suite l'odeur de tabac. J'ai horreur de cette odeur. Rien que l'ambiance de la salle me donne envie de repartir. 

    Mia trouve une table et on s'installe. Elle me commande un whisky et se prend une vodka. Je ne suis pas fan des alcools fort, enfin, c'est surtout que je ne tiens pas du tout l'alcool. La musique est forte et il y a déjà des danseurs sur la piste. 

    Alors que je commençais à me détendre, l'alcool m'y aidant, j'ai vu mon voisin entrer et s'installer au bar. Je ne pense pas qu'il m’ait vu. Je me penche sur la table pour parler à Mia.

    - Tu as vu qui est entré ? 

    - Non, qui ? Me demande-t-elle en regardant vers la porte.

    - Mon voisin et son copain. 

    Chapitre 3

    - Viens, me lance-t-elle en me prenant le poignet, on va s'asseoir au bar nous aussi. 

    - Certainement, pas, lançais-je éberluée. 

    - Rhoo ! T'es pas drôle Téora. 

    - Je vais aux toilettes, si l'envie de t'amuser te prend, je t'en pris, fais-toi plaisir, lui dis-je en me levant. 

    Je vide mon verre cul-sec, et je me lève pour aller aux toilettes. Je ne prends même pas la peine de regarder en direction du bar, je sais qu'il m'a vu, je sens son regard dans mon dos. 

    Alors que je traverse la salle, j’aperçois mon boss. Merde, si j'avais su qu'il était là, je ne serais pas venu. 
    Il s'approche de moi avant que je n'aie atteint la porte des toilettes et m'attrape par le bras, serrant sa main. Ça me fait mal, mais je ne dis rien, je ne le regarde même pas.

    - Tiens, tiens, je savais que je te plaisais, me lance-t-il. Son haleine alcoolisée me donne envie de vomir. Je regarde du côté de notre table et je m’aperçois que Mia n'y est plus. 

    Chapitre 3

    - Lâchez-moi. 

    - Tu es bandante Téora, ça fait des mois que j'ai envie de toi et quand tu me fuis, ça me donne encore plus envie.

    Je risque un œil vers lui, il est bourré, ce qui n'excuse pas ses paroles vu qu'il me pourchasse depuis six mois. 

    - Jeff, je vous ai demandé de me lâcher. 

    - Pas tout de suite, me répond-il en me plaquant contre le mur. 

    Il m'emmène dans les toilettes et me plaque de nouveau sur le mur. Je sens le froid du carrelage mural, le même froid qui envahit mon corps. 

    Il glisse sa main sous ma jupe, je lui balance une gifle. Je n'aurais sûrement pas dû parce qu'il est de plus en plus entreprenant. Il plaque sa main sur ma bouche et pose son autre main sur mon sein.
    Les larmes coulent sur mes joues, je suis impuissante, je n'arrive pas à me dégager. Je prie juste pour que quelqu'un ait une envie pressante avant qu'il n'aille jusqu'au bout. 

    - Lassez-moi, suppliais-je.

    - Sûrement pas, depuis le temps que j'attends une occasion pareil. 

    La porte s'ouvrit brutalement, je n'ai pas le temps de voir qui est entré, mais j'ai reconnu sa voix quand il s'est adressé à mon patron.

    -Lâche là fils de pute ! 

    Chapitre 3

    Puis tout à basculé. Je me suis laissé tomber par terre, la vue brouillée par les larmes. D'autres personnes sont venues. J'ai entendu des coups-de-poing, des gémissements. Un autre homme a appelé mon voisin. La panique s'est emparée de moi, je me sentais petit à petit m'évanouir. De loin, j'ai entendu la voix de mon voisin qui s'adressait à quelqu'un d'autres.

    - Ramène-là à la maison, je finis ce que j'ai commencé. 

    - JD ! 

    - Ramène-là je te dis, GROUILLE ! 

    Je me suis sentie porté par des bras puissants avant de tomber dans le noir total. 


    9 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires